Published On: février 10, 2026Categories: Activité

L’or de l’hiver : pourquoi février-mars est la saison secrète des Ardennes

Le secret des initiés

Il existe, dans le calendrier des Ardennes, une période magique que seuls les initiés connaissent. Une fenêtre temporelle où la lumière se pare d’or, où les sentiers retrouvent leur solitude originelle, où la nature, entre sommeil et éveil, offre un spectacle d’une subtilité rare. Cette période, c’est celle qui court de la mi-février à la mi-mars, cet entre-deux souvent négligé par les guides touristiques, cette transition que l’on traverse sans la voir, pressés que nous sommes de rejoindre les certitudes du printemps ou les promesses de l’été.
Pourtant, c’est précisément dans cet intervalle que les Ardennes révèlent leur visage le plus authentique, leur beauté la plus pure. Loin de l’affluence estivale, loin même des week-ends d’automne où les chasseurs de feuillages dorés se pressent sur les sentiers, février et mars offrent aux Bungalows du Bonsoy et à leur région une quiétude presque monastique, une invitation à la contemplation que seuls quelques privilégiés savent saisir.
Depuis nos bungalows nichés dans la vallée de la Meuse, nous observons chaque année ce phénomène avec émerveillement. Les visiteurs de cette période ne sont jamais les mêmes que ceux de l’été. Ce sont des photographes qui viennent capturer cette lumière si particulière, des couples en quête d’intimité véritable, des familles qui ont compris que le calme est le plus précieux des luxes. Ils repartent tous avec la même conviction : ils ont découvert le vrai visage des Ardennes.
Cet article est une invitation à rejoindre ce cercle des initiés. À comprendre pourquoi, contrairement aux apparences, la fin de l’hiver n’est pas une période de repli mais d’ouverture, pas une saison de grisaille mais de lumière, pas un temps d’attente mais un moment de plénitude. Laissez-nous vous révéler pourquoi février-mars pourrait bien devenir votre période préférée pour séjourner au Bonsoy.

La Magie de la Lumière de Fin d’Hiver

L’Or Liquide du Soleil Bas

Si les photographes professionnels affectionnent particulièrement la période de fin février à mi-mars, ce n’est pas un hasard. À cette époque de l’année, le soleil, encore relativement bas sur l’horizon même à midi, diffuse une lumière que les Anglo-Saxons appellent « golden hour » mais qui, dans les Ardennes, s’étire sur presque toute la journée.
Cette lumière possède des qualités uniques. Contrairement à l’été où le soleil au zénith écrase les reliefs et durcit les contrastes, le soleil de fin d’hiver caresse les paysages sous un angle rasant qui sublime chaque détail. Les falaises de Freÿr, que nous avons évoquées dans notre , prennent à cette période une dimension presque irréelle, leurs strates calcaires révélées par une lumière qui semble les sculpter de l’intérieur.
Le matin, entre 8h et 10h, la vallée de la Meuse s’emplit d’une brume légère que le soleil levant transforme en voile doré. Depuis les hauteurs de Waulsort, dont nous avons exploré les charmes dans notre , le spectacle est d’une beauté à couper le souffle : la rivière serpente dans une mer de brouillard lumineux, les clochers émergent comme des îlots, et toute la vallée semble flotter dans une dimension onirique.
L’après-midi, entre 15h et 17h30, c’est une autre magie qui opère. Le soleil, déjà déclinant, embrase les forêts d’une lumière chaude qui fait vibrer les troncs encore dénudés. Les hêtres, dont l’écorce lisse réfléchit la lumière comme un miroir, deviennent des colonnes d’argent et d’or. Les chênes, plus rugueux, captent cette lumière dans leurs anfractuosités et semblent s’illuminer de l’intérieur.

Une Palette de Couleurs Insoupçonnée

Contrairement à l’idée reçue qui voudrait que l’hiver soit une saison grise, février-mars offre dans les Ardennes une palette chromatique d’une richesse étonnante. Certes, le vert tendre du printemps n’est pas encore là, mais c’est précisément cette absence qui révèle toutes les nuances que le feuillage estival masque habituellement.
Les forêts de fin d’hiver déclinent une infinité de bruns, d’ocres et de roux. Le tapis de feuilles mortes, que les pluies hivernales ont patiné, offre des teintes allant du cuivre au chocolat. Les mousses, gorgées d’humidité, explosent en verts émeraude d’une intensité que l’été ne connaît pas. Les lichens qui tapissent les rochers calcaires ajoutent des touches de gris-bleu, de jaune pâle, d’orange délicat.
Et puis il y a les surprises : les saules qui bordent la Meuse commencent à se parer de chatons argentés dès la mi-février. Les noisetiers déploient leurs chatons jaunes qui, au moindre souffle de vent, libèrent des nuages de pollen doré. Les premiers perce-neige, dont nous parlerons plus longuement dans notre prochain article sur , ponctuent les sous-bois de touches blanches qui semblent capter et concentrer toute la lumière disponible.
Le ciel lui-même participe à cette symphonie chromatique. Les journées de fin d’hiver alternent entre des ciels d’un bleu profond, presque électrique, et des passages nuageux qui créent des jeux d’ombre et de lumière d’une dramatique beauté. Ces alternances rapides font de chaque balade une expérience visuelle renouvelée à chaque instant.

Le Paradis des Photographes

Depuis nos bungalows, nous voyons régulièrement arriver des photographes, amateurs éclairés ou professionnels, qui viennent spécifiquement pour cette lumière de fin d’hiver. Ils connaissent le secret : c’est à cette période que les Ardennes offrent leurs plus belles opportunités photographiques.
La raison en est multiple. D’abord, comme nous l’avons évoqué, la qualité de la lumière est exceptionnelle. Ensuite, l’absence de feuillage permet des compositions impossibles le reste de l’année : on peut photographier à travers la forêt, créer des jeux de lignes avec les troncs dénudés, capturer des arrière-plans qui seraient masqués en été.
Les points de vue que nous avons détaillés dans notre prennent à cette période une dimension supplémentaire. Les Sept Meuses de Profondeville, par exemple, se révèlent dans toute leur géométrie serpentine, non masquées par le feuillage. La Citadelle de Dinant, émergeant des brumes matinales, offre des clichés dignes des plus beaux calendriers.
Mais au-delà des grands panoramas, c’est dans les détails que cette lumière excelle. Les gouttes de rosée gelées sur les toiles d’araignées, les cristaux de givre sur les branches, les reflets dans les flaques du chemin, les textures des écorces révélées par la lumière rasante : autant de micro-univers que le photographe attentif peut capturer et qui racontent, chacun à leur manière, l’histoire de cette saison de transition.
Pour les visiteurs qui ne sont pas photographes professionnels, cette lumière offre néanmoins un cadeau précieux : celui de ramener des souvenirs visuels exceptionnels. Avec un simple smartphone, les clichés pris durant cette période auront une qualité et une atmosphère que vous ne retrouverez pas le reste de l’année. Vos albums de vacances témoigneront de cette magie particulière.

Le Calme Avant la Tempête (Touristique)

La Solitude Retrouvée des Sentiers

Il y a, dans l’expérience d’une balade en forêt ardennaise en février-mars, une dimension que l’été ne peut offrir : celle de la solitude véritable. Non pas une solitude pesante ou anxiogène, mais cette solitude choisie, cette intimité avec la nature que seul le silence permet.
Les sentiers que nous recommandons depuis les Bungalows du Bonsoy – le circuit des Cascatelles dont nous avons raconté l’histoire dans , les chemins forestiers menant à Freÿr, les boucles autour de Waulsort – retrouvent à cette période leur vocation première : celle de chemins de contemplation plutôt que d’autoroutes pédestres.
Là où, en juillet, vous croiserez une famille tous les dix minutes, en février-mars, vous pouvez marcher deux heures sans rencontrer âme qui vive. Cette solitude n’est pas synonyme d’isolement : vous restez sur des sentiers balisés, à proximité de villages, avec votre téléphone qui capte. Mais psychologiquement, l’effet est puissant : vous êtes seuls avec la forêt, seuls avec vos pensées, seuls avec votre compagnon ou vos enfants.
Cette solitude permet une qualité d’attention que la foule rend impossible. Vous entendez le moindre craquement de branche, le moindre chant d’oiseau. Vous remarquez des détails que vous auriez manqués dans le brouhaha estival : cette trace de chevreuil dans la boue, ce nid de l’année passée révélé par l’absence de feuilles, ce champignon étonnant sur un tronc mort.
Pour les couples, cette solitude est un luxe rare. Combien de fois, en pleine saison, avez-vous cherché un banc pour vous asseoir et admirer un panorama, pour le trouver déjà occupé ? En février-mars, tous les bancs sont à vous. Tous les points de vue sont votre propriété privée pour le temps que vous souhaitez y rester. Vous pouvez vous embrasser face à la Meuse sans craindre de figurer sur le selfie d’un touriste. Vous pouvez parler de choses intimes sans qu’une oreille indiscrète ne capte vos confidences.
Pour les familles, cette solitude permet une liberté que les parents apprécient : les enfants peuvent courir sur le sentier sans risquer de bousculer d’autres randonneurs. Ils peuvent crier, rire, chanter sans déranger personne. Ils peuvent s’arrêter pour observer longuement une fourmi sans bloquer le passage. Cette liberté transforme la balade en véritable aventure, en exploration d’un territoire qui semble leur appartenir.

Les Villages Retrouvent Leur Âme

Cette tranquillité ne se limite pas aux sentiers forestiers. Les villages eux-mêmes, à cette période, retrouvent leur rythme authentique. Waulsort, Hastière, Dinant : ces lieux que nous avons explorés dans divers articles de notre blog, reprennent à cette période leur respiration naturelle.
À Waulsort, vous pouvez flâner dans les ruelles sans croiser de groupes de touristes. L’abbaye Notre-Dame, ce joyau de l’art roman mosan, se visite dans un silence presque religieux qui permet véritablement d’apprécier la spiritualité du lieu. Le passage d’eau, dont nous avons raconté l’histoire millénaire dans , fonctionne toujours, mais dans une tranquillité qui permet d’imaginer ce qu’était la vie ici il y a un siècle.
À Dinant, la différence est encore plus frappante. En été, la Collégiale Notre-Dame et la Citadelle attirent des milliers de visiteurs qui créent une effervescence permanente. En février-mars, vous pouvez vous promener le long de la Meuse, admirer le Rocher Bayard (dont nous avons exploré les légendes dans ), sans être bousculés par la foule. Les terrasses des cafés, certes moins nombreuses à être ouvertes, accueillent une clientèle locale qui donne une tout autre ambiance, plus authentique, plus chaleureuse.
Cette tranquillité permet aussi des interactions différentes avec les habitants. Le commerçant qui, en été, enchaîne les clients sans avoir le temps de discuter, prendra en février-mars quelques minutes pour vous raconter l’histoire de sa boutique, pour vous conseiller un itinéraire, pour vous recommander un restaurant. Ces échanges, impossibles en haute saison, créent une connexion humaine qui enrichit considérablement l’expérience du séjour.

Les Restaurants Sans Réservation

Parlant de restaurants, voici un avantage très concret de la période février-mars : la spontanéité retrouvée. En été, et même en automne, les bonnes tables de la région affichent souvent complet, nécessitant des réservations plusieurs jours à l’avance. En février-mars, cette contrainte disparaît.
Le Campagnard à Hastière, que nous recommandons chaudement dans notre , accueille à cette période ses clients avec une disponibilité qui permet de choisir sa table, de s’installer près de la cheminée si on le souhaite, de prolonger le repas sans se sentir pressé par le service qui attend la table suivante.
Cette flexibilité transforme l’expérience culinaire. Vous pouvez décider au dernier moment, après une balade qui s’est prolongée, d’aller dîner au restaurant plutôt que de cuisiner au bungalow. Vous pouvez changer d’avis, tester un établissement que vous n’aviez pas prévu. Vous pouvez, simplement, vivre vos vacances sans l’agenda serré que la haute saison impose.
Et les restaurateurs eux-mêmes, moins sous pression, prennent le temps de mieux servir, de discuter, de personnaliser l’expérience. Le chef peut sortir de sa cuisine pour expliquer un plat, pour raconter l’origine d’une recette. Le sommelier peut prendre le temps de vous faire découvrir des vins locaux que vous n’auriez pas choisis spontanément. Ces petites attentions, ces moments de partage, font toute la différence entre un repas et une expérience mémorable.

La Nature en Transition : Un Spectacle Discret

L’Éveil Progressif de la Forêt

Si février-mars est une période si fascinante dans les Ardennes, c’est aussi parce que la nature y offre un spectacle unique : celui de son réveil progressif. Contrairement au printemps franc d’avril-mai où tout explose simultanément dans une débauche de verdure et de fleurs, la fin de l’hiver propose un éveil lent, presque timide, qui permet d’observer chaque étape de la renaissance.
Les arbres, qui semblent encore endormis, sont en réalité le théâtre d’une activité intense mais invisible. La sève commence à monter, préparant l’éclosion des bourgeons. Si vous observez attentivement – et la solitude des sentiers en février-mars permet cette attention – vous remarquerez que les bourgeons des saules et des noisetiers gonflent semaine après semaine. C’est un spectacle d’une lenteur fascinante, presque méditative.
Les sous-bois, encore largement dénudés, permettent d’observer la structure même de la forêt, son architecture cachée. On voit comment les arbres s’organisent, comment les jeunes pousses cherchent la lumière entre les géants, comment les racines affleurent et créent ce réseau souterrain invisible le reste de l’année. C’est une leçon de botanique grandeur nature, accessible à tous.
Et puis il y a les premières fleurs. Les perce-neige, ces hérauts du printemps, commencent à pointer dès la mi-février dans les endroits abrités. Leur apparition est toujours un moment d’émotion : après des mois de dormance, voici la preuve visible que la vie reprend ses droits. Les enfants adorent les chercher, et cette chasse aux premières fleurs peut devenir le fil rouge d’une balade familiale.

La Faune qui Se Réveille

La faune aussi participe à ce spectacle du réveil. Les oiseaux, qui étaient restés discrets durant les mois les plus froids, recommencent à chanter. Dès la mi-février, les mésanges entament leurs parades nuptiales, et leur chant caractéristique – ce « ti-tu, ti-tu » répété – emplit les forêts d’une musique que l’on n’avait plus entendue depuis l’automne.
Les migrateurs commencent à revenir. Les grues cendrées, dont les vols en V traversent le ciel ardennais, annoncent que le printemps n’est plus très loin. Leur cri caractéristique, ce « krooh » puissant qui porte sur des kilomètres, est toujours un moment d’émotion. Les enfants adorent les repérer dans le ciel, compter les individus, deviner leur destination.
Les mammifères aussi sont plus actifs. Les chevreuils, dont nous avons parlé dans notre , sortent plus volontiers en journée. Leurs traces dans la boue des sentiers se multiplient. Avec un peu de chance et beaucoup de discrétion – facilité par le calme ambiant – vous pourrez les observer au détour d’un chemin, dans une clairière, au bord de la Meuse.
Les écureuils reprennent leur ballet aérien dans les branches. Les renards, qui préparent leur période de reproduction, sont plus visibles. Même les blaireaux, pourtant très discrets, laissent des traces de leur activité nocturne que l’observateur attentif peut repérer.
Cette faune active mais encore prudente offre aux amateurs d’observation animalière des opportunités exceptionnelles. La combinaison de la solitude des sentiers, de l’absence de feuillage qui masque les animaux, et de cette période de transition où la faune est active mais pas encore habituée à la présence humaine, crée des conditions idéales pour des rencontres mémorables.

Les Phénomènes Météorologiques Spectaculaires

Février-mars est aussi la période des phénomènes météorologiques les plus spectaculaires. Les alternances rapides entre périodes froides et douces créent des conditions propices à des manifestations naturelles d’une beauté rare.
Les brumes matinales, que nous avons évoquées plus haut, sont particulièrement fréquentes et spectaculaires à cette période. Elles se forment lorsque l’air froid de la nuit rencontre les eaux encore relativement tièdes de la Meuse, créant ces voiles de brouillard qui transforment la vallée en paysage de conte de fées.
Le givre, lorsque les températures descendent encore en dessous de zéro la nuit, transforme la forêt en cathédrale de cristal. Chaque branche, chaque brin d’herbe se pare de cristaux qui, au lever du soleil, scintillent de mille feux. C’est un spectacle éphémère – le givre fond dès que le soleil monte – mais d’une beauté à couper le souffle.
Les arcs-en-ciel sont fréquents à cette période, conséquence des alternances rapides entre averses et éclaircies. Et pas n’importe quels arcs-en-ciel : des arcs complets, doubles parfois, qui enjambent toute la vallée de la Meuse. Depuis les hauteurs de Freÿr ou de Poilvache, le spectacle est grandiose.
Même la pluie, si redoutée des vacanciers, prend à cette période un caractère différent. Ce ne sont pas les averses violentes de l’été, mais des pluies fines, presque des bruines, qui lavent l’atmosphère et font ressortir toutes les couleurs. Et après la pluie, l’odeur de la forêt mouillée, ce parfum d’humus et de mousse, est d’une intensité que seule cette saison connaît.

Que Faire en Couple : 7 Idées Romantiques

1. La Balade Golden Hour à Freÿr

Parmi toutes les expériences romantiques que février-mars permet aux Bungalows du Bonsoy, la balade golden hour à Freÿr occupe une place à part. Le principe est simple mais magique : partir en fin d’après-midi, vers 15h30-16h, pour une promenade le long de la Meuse jusqu’aux jardins du château de Freÿr.
À cette heure, à cette période de l’année, la lumière est d’une qualité exceptionnelle. Le soleil, déjà bas, embrase les falaises calcaires qui dominent le château. Ces falaises, hautes de 120 mètres, deviennent des murs d’or et de cuivre, leurs strates géologiques révélées par la lumière rasante. Le château lui-même, avec ses jardins à la française encore endormis, prend une dimension presque irréelle.
Le chemin qui longe la Meuse est à cette période pratiquement désert. Vous marchez main dans la main, bercés par le murmure de la rivière, enveloppés par cette lumière dorée qui transforme le paysage le plus familier en tableau de maître. Les bancs qui jalonnent le parcours sont autant d’invitations à s’arrêter, à s’asseoir, à simplement contempler.
L’avantage de cette période, c’est que vous pouvez prendre tout votre temps. Pas de groupe de touristes qui vous bouscule, pas de photographes professionnels qui monopolisent les meilleurs points de vue. Juste vous deux, la Meuse, les falaises, et cette lumière magique.
Au retour, alors que le soleil se couche, la température baisse rapidement. C’est le moment de se serrer l’un contre l’autre, de partager une écharpe, de marcher plus vite pour se réchauffer. Et quand vous rentrez au bungalow, l’idée d’allumer un feu, de préparer un chocolat chaud, de se blottir sous un plaid, prend tout son sens.

2. Le Petit-Déjeuner Face à la Meuse

Voici une expérience simple mais mémorable que seule la tranquillité de février-mars permet vraiment d’apprécier : le petit-déjeuner face à la Meuse. Depuis nos bungalows, plusieurs spots le long de la rivière offrent des vues magnifiques et, à cette période, une solitude garantie.
Le principe : préparer un thermos de café ou de thé, emballer quelques viennoiseries (que vous aurez achetées la veille à la boulangerie de Hastière), prendre une couverture, et partir au lever du soleil vers un des bancs qui bordent la Meuse.
Le lever du soleil en février-mars a lieu vers 7h30-8h, une heure raisonnable qui ne nécessite pas de se lever en pleine nuit. À cette heure, la vallée est encore endormie. La brume flotte souvent sur la rivière, créant une atmosphère féerique. Les premiers rayons du soleil percent progressivement cette brume, révélant peu à peu le paysage.
Vous vous installez, vous versez le café fumant, vous partagez les viennoiseries. Le silence n’est troublé que par le chant des premiers oiseaux et le murmure de la rivière. C’est un moment d’une intimité rare, un moment où les mots sont presque superflus tant la beauté du lieu parle d’elle-même.
Cette expérience, qui pourrait sembler anecdotique, marque souvent profondément les couples qui la vivent. Il y a quelque chose de profondément romantique dans ce partage d’un moment simple, dans cette communion silencieuse face à la nature qui s’éveille. C’est le genre de souvenir que l’on garde longtemps, que l’on raconte encore des années plus tard.

3. L’Atelier Photo de Couple

Pour les couples qui aiment la photographie – ou qui veulent simplement ramener de beaux souvenirs –, février-mars offre une opportunité unique : celle de créer ensemble un portfolio de la lumière ardennaise.
Le principe est simple : choisir un ou deux endroits (nous recommandons les Sept Meuses de Profondeville et le Rocher Bayard), et y retourner à différents moments de la journée et dans différentes conditions météorologiques pour capturer la diversité de la lumière.
Matin brumeux, midi ensoleillé, après-midi nuageux, coucher de soleil : chaque moment offre une ambiance différente. Et la magie de février-mars, c’est que ces variations sont particulièrement marquées. Le même paysage peut être méconnaissable d’un moment à l’autre.
Cette activité a plusieurs vertus. D’abord, elle donne un but aux balades, une quête qui structure les journées sans les contraindre. Ensuite, elle développe le regard, apprend à observer les subtilités de la lumière, à anticiper les moments magiques. Enfin, elle crée une œuvre commune, un projet partagé qui renforce la complicité du couple.
Et même si vous n’êtes pas photographes professionnels, même si vous utilisez simplement votre smartphone, le résultat sera spectaculaire. La lumière de cette période fait 80% du travail : il suffit de cadrer et de déclencher pour obtenir des images dignes d’être imprimées et encadrées.

4. La Journée Spa Improvisée au Bungalow

Après une ou plusieurs journées de balades, voici une activité parfaite pour un jour où la météo est moins clémente, ou simplement pour varier les plaisirs : transformer votre bungalow en spa privé.
L’idée est de recréer l’ambiance d’un spa de luxe, mais dans l’intimité de votre hébergement. Commencez par créer l’atmosphère : bougies (que vous aurez apportées ou achetées à Dinant), musique douce, lumière tamisée. Fermez les rideaux pour créer un cocon.
Préparez ensuite un bain chaud (nos bungalows sont équipés de baignoires spacieuses), agrémenté de sels ou d’huiles essentielles. Pendant que l’eau coule, préparez une tisane relaxante, disposez des serviettes chaudes.
L’un après l’autre, ou ensemble si la baignoire le permet, profitez de ce bain en prenant tout votre temps. Pas de montre, pas de téléphone, juste le plaisir de l’eau chaude après le froid extérieur, le plaisir de ne rien faire, de se détendre complètement.
Après le bain, prolongez l’expérience avec des massages mutuels. Pas besoin d’être professionnel : quelques gestes simples, de l’huile d’amande douce, et surtout l’intention de faire du bien à l’autre, suffisent. C’est un moment de tendresse, de connexion physique non sexuelle, qui renforce l’intimité du couple.
Cette journée spa improvisée, qui serait presque banale en été, prend en février-mars une dimension particulière. Le contraste entre le froid extérieur et la chaleur du bungalow, entre l’activité des jours précédents et cette pause totale, crée une sensation de luxe et de privilège. Vous êtes dans votre bulle, protégés du monde, et c’est délicieux.

5. La Soirée Gastronomique Locale

Nous avons évoqué plus haut l’avantage de pouvoir aller au restaurant sans réservation en février-mars. Mais voici une variante tout aussi intéressante : la soirée gastronomique locale préparée au bungalow.
Le principe : consacrer une journée à faire le tour des producteurs locaux pour acheter de quoi préparer un repas exceptionnel. La région regorge de ces artisans qui perpétuent les traditions culinaires ardennaises.
Commencez par le marché de Dinant (le samedi matin) ou celui de Hastière. Vous y trouverez des légumes de saison, des fromages locaux, du miel ardennais. Poursuivez par une visite à la Brasserie Caracole à Falmignoul (dont nous avons parlé dans notre ) pour acheter quelques bouteilles de leurs bières artisanales brassées au feu de bois.
Arrêtez-vous chez un boucher pour acheter du gibier (chevreuil, sanglier) ou de la viande de bœuf blanc-bleu belge. Passez chez un boulanger pour du pain au levain. Terminez par une pâtisserie pour un dessert exceptionnel.
De retour au bungalow, transformez la préparation du repas en activité à deux. Mettez de la musique, ouvrez une bouteille de vin, et cuisinez ensemble. Pas de pression, pas de chronomètre : vous avez tout votre temps. La cuisine devient un moment de complicité, de rires, de dégustation en cours de route.
Le repas lui-même, dégusté face à la cheminée ou à la fenêtre avec vue sur la vallée, devient un événement. Vous avez créé quelque chose ensemble, vous avez soutenu l’économie locale, vous avez découvert des saveurs authentiques. Et le lendemain, vous aurez une histoire à raconter, des adresses à recommander, des souvenirs gustatifs à chérir.

6. L’Exploration des Villages Endormis

Février-mars est la période idéale pour une activité que nous appelons « l’exploration des villages endormis ». Le principe : choisir un ou deux des villages que nous avons évoqués dans notre , et les explorer à un rythme contemplatif, en prenant le temps de vraiment les découvrir.
Waulsort, par exemple, révèle à cette période une atmosphère particulière. Les ruelles sont désertes, les maisons semblent assoupies, et cette tranquillité permet une immersion totale dans l’histoire du lieu. Vous pouvez vous arrêter devant chaque maison remarquable, lire les plaques historiques sans être bousculés, imaginer la vie d’autrefois.
L’abbaye Notre-Dame, visitée dans le silence presque complet de février-mars, prend une dimension spirituelle que la foule estivale dilue. Vous pouvez vous asseoir dans l’église, simplement contempler l’architecture romane, ressentir le poids des siècles.
Le passage d’eau, s’il fonctionne (ce qui dépend des conditions météorologiques), offre une expérience unique. Traverser la Meuse dans cette barque traditionnelle, par une froide journée de février, avec pour seuls compagnons le passeur et votre moitié, c’est voyager dans le temps, c’est toucher du doigt une tradition millénaire.
Cette exploration lente, contemplative, permet des conversations profondes. Loin du bruit et de l’agitation, marchant côte à côte dans ces villages hors du temps, les mots viennent plus facilement. On parle de choses importantes, on partage des réflexions, on se reconnecte à un niveau que le quotidien ne permet pas toujours.

7. La Nuit Étoilée

Terminons cette liste d’activités romantiques par une expérience qui nécessite un peu de chance météorologique, mais qui, quand les conditions sont réunies, crée des souvenirs inoubliables : l’observation du ciel étoilé.
Février-mars offre plusieurs avantages pour l’astronomie amateur. D’abord, les nuits sont encore longues, permettant de longues séances d’observation. Ensuite, l’air froid et sec de cette période offre souvent une transparence atmosphérique exceptionnelle. Enfin, la pollution lumineuse, déjà faible dans les Ardennes, est encore réduite par le fait que de nombreuses habitations éteignent leurs lumières extérieures en hiver.
Par une nuit claire et sans lune (consultez les calendriers lunaires pour choisir votre date), installez-vous confortablement à l’extérieur du bungalow. Prévoyez des couvertures chaudes, des boissons chaudes dans des thermos, et éventuellement des chaufferettes pour les mains.
Laissez vos yeux s’habituer à l’obscurité pendant une quinzaine de minutes. Progressivement, le ciel révèle ses trésors. La Voie lactée, ce fleuve d’étoiles qui traverse le ciel, devient visible. Les constellations se dessinent avec une netteté que la pollution lumineuse urbaine ne permet jamais d’apprécier.
Si vous avez des jumelles ou une petite lunette astronomique, vous pourrez observer la Lune (si elle est présente), Jupiter et ses satellites, les Pléiades, la nébuleuse d’Orion. Mais même à l’œil nu, le spectacle est grandiose.
Il y a quelque chose de profondément romantique et en même temps d’humiliant dans cette contemplation du ciel étoilé. Romantique parce que vous partagez ce moment d’émerveillement, parce que vous êtes seuls face à l’immensité. Humiliant parce que cette immensité rappelle notre petitesse, relativise nos soucis quotidiens, nous reconnecte à quelque chose de plus grand que nous.
Cette expérience, qui ne coûte rien et ne nécessite aucun équipement sophistiqué, est souvent citée par nos visiteurs comme un des moments forts de leur séjour. C’est le genre de souvenir qui reste gravé, qui nourrit la relation longtemps après le retour à la vie quotidienne.

Que Faire en Famille : 8 Activités pour Enfants

1. La Chasse aux Premiers Signes du Printemps

Transformer une balade en forêt en chasse au trésor, voilà une recette infaillible pour captiver les enfants. Et février-mars offre un thème parfait : la recherche des premiers signes du printemps.
Avant de partir, préparez avec les enfants une liste des indices à repérer : perce-neige, bourgeons gonflés, chatons de noisetier, chant de mésange, trace de chevreuil, mousse bien verte, etc. Vous pouvez créer une fiche illustrée que les enfants cocheront au fur et à mesure de leurs découvertes.
Pendant la balade, cette quête donne un but, maintient l’attention, transforme ce qui pourrait être une corvée (« encore une promenade ! ») en aventure passionnante. Les enfants deviennent des explorateurs, des scientifiques en herbe, des détectives de la nature.
L’avantage de cette période, c’est que les signes sont encore rares et donc précieux. Trouver le premier perce-neige devient un événement, une victoire. Et comme ces signes se multiplient de semaine en semaine, si vous restez plusieurs jours, les enfants peuvent constater l’évolution, comprendre concrètement ce qu’est le changement des saisons.
Cette activité a aussi une vertu pédagogique. Elle développe le sens de l’observation, apprend à regarder attentivement plutôt que de survoler. Elle enseigne la patience : il faut parfois chercher longtemps avant de trouver. Elle initie aux cycles naturels, à la biologie végétale, à l’écologie.
Et le soir, au bungalow, prolongez l’expérience en créant un « carnet de naturaliste ». Les enfants peuvent dessiner ce qu’ils ont vu, coller des feuilles ou des fleurs (ramassées au sol, pas cueillies !), noter leurs observations. Ce carnet deviendra un souvenir précieux du séjour.

2. L’Atelier Traces d’Animaux

Voici une autre activité qui passionne les enfants et qui est particulièrement adaptée à février-mars : l’identification des traces d’animaux. À cette période, la boue des sentiers et parfois la neige résiduelle offrent un support idéal pour observer les empreintes.
Avant de partir en balade, consultez ensemble un guide des traces d’animaux (il en existe d’excellents en ligne ou en application mobile). Apprenez à reconnaître les empreintes de chevreuil, de renard, de blaireau, d’écureuil, de sanglier.
Pendant la promenade, examinez attentivement la boue des chemins. Les empreintes y sont souvent très nettes. Quand vous en trouvez une, arrêtez-vous, observez-la attentivement, comparez-la avec votre guide. Essayez de déterminer l’animal, la direction qu’il a prise, l’heure approximative de son passage (empreinte fraîche ou ancienne).
Les enfants adorent cette activité qui les transforme en traqueurs, en Indiens suivant une piste. Et elle permet de prendre conscience d’une réalité souvent oubliée : la forêt que nous traversons en journée est parcourue la nuit par toute une faune que nous ne voyons jamais mais dont nous pouvons lire les traces.
Pour les plus grands, vous pouvez compliquer le jeu en essayant de reconstituer l’histoire : « Le chevreuil est passé ici, puis il s’est arrêté là (empreintes rapprochées), probablement pour manger (traces de broutage sur les jeunes pousses), puis il a fui rapidement (empreintes espacées) – peut-être a-t-il senti un danger ? »
Cette activité développe le raisonnement déductif, l’observation fine, la connaissance de la faune locale. Et elle crée des moments de complicité : parents et enfants, penchés ensemble sur une empreinte, débattant de son origine, c’est une image qui restera dans les mémoires.

3. La Construction de Cabanes en Forêt

Activité classique mais indémodable, la construction de cabanes en forêt prend une dimension particulière en février-mars. À cette période, les branches mortes jonchent le sol forestier, offrant un matériau abondant et facilement manipulable.
Choisissez un endroit approprié (en retrait du sentier principal, dans une zone où la construction ne gênera personne et ne perturbera pas la faune), et lancez le projet. L’objectif n’est pas de construire une cabane habitable, mais de créer une structure symbolique, un refuge imaginaire.
Les enfants adorent cette activité qui mobilise à la fois leur corps (ramasser et transporter les branches) et leur imagination (concevoir la structure, imaginer l’usage de la cabane). Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, le froid de février-mars n’est pas un obstacle : au contraire, l’activité physique réchauffe, et le but de construire un « abri » prend tout son sens.
Les parents peuvent participer ou superviser selon l’âge des enfants. Pour les plus jeunes, vous serez architectes en chef. Pour les plus grands, laissez-les concevoir et réaliser leur projet, n’intervenant que pour des questions de sécurité.
Cette activité a de nombreuses vertus. Elle développe la motricité, la coordination, la planification. Elle enseigne les principes de base de la construction (équilibre, stabilité). Elle encourage la coopération si plusieurs enfants participent. Et elle crée un lien concret avec la nature : on utilise ce que la forêt offre, on apprend à voir les branches mortes non comme des déchets mais comme des ressources.
Important : rappelez aux enfants que cette cabane est éphémère, qu’elle sera progressivement décomposée par la nature, et que c’est très bien ainsi. C’est une leçon d’écologie : dans la nature, rien ne se perd, tout se transforme.

4. Le Pique-Nique d’Hiver

Qui a dit que les pique-niques étaient réservés à l’été ? En février-mars, avec une bonne préparation, un pique-nique en pleine nature peut devenir une aventure mémorable pour les enfants.
La clé, c’est la préparation. Prévoyez des aliments chauds dans des thermos : soupe, chocolat chaud, thé. Emballez des sandwiches copieux, des fruits secs, du chocolat. N’oubliez pas les couvertures, les sièges pliants ou un tapis de sol isolant.
Choisissez un endroit abrité du vent, idéalement exposé au soleil si le temps le permet. Un banc face à la Meuse, une clairière en forêt, un point de vue dégagé : l’important est que l’endroit soit beau et relativement confortable.
L’installation du pique-nique devient une aventure en soi. Les enfants aident à déballer, à disposer les affaires, à créer ce petit campement temporaire. Puis vient le moment de manger, et là, la magie opère : la nourriture a un goût différent en plein air, le chocolat chaud semble plus réconfortant, les sandwiches plus savoureux.
Ce pique-nique d’hiver enseigne aux enfants que le plaisir n’est pas réservé aux conditions parfaites, qu’on peut s’amuser et profiter même quand il fait froid, même quand ce n’est pas l’été. C’est une leçon de résilience et d’adaptabilité précieuse.
Et pour les parents, c’est l’occasion de créer des souvenirs uniques. Vos enfants se souviendront longtemps de ce pique-nique en plein hiver, de ce moment où vous avez bu du chocolat chaud face à la Meuse par une journée de février, de ce sentiment d’aventure et de complicité familiale.

5. L’Observation des Oiseaux

Février-mars est une excellente période pour initier les enfants à l’observation des oiseaux. Les arbres encore dénudés facilitent le repérage, et les oiseaux, qui commencent leurs parades nuptiales, sont particulièrement actifs et visibles.
Équipez-vous d’une paire de jumelles (même une paire simple suffit pour débuter) et d’un guide d’identification des oiseaux. Il existe d’excellentes applications mobiles qui permettent même d’identifier les oiseaux par leur chant.
Commencez par les espèces les plus communes et les plus faciles à observer : mésanges, rouges-gorges, pinsons, merles. Apprenez aux enfants à rester silencieux et immobiles pour ne pas effaroucher les oiseaux. Montrez-leur comment utiliser les jumelles, comment suivre un oiseau en vol.
Cette activité développe la patience (il faut parfois attendre longtemps avant qu’un oiseau se montre), l’attention (repérer un petit oiseau dans un grand arbre demande de la concentration), et la connaissance de la nature. Et elle peut devenir une passion qui durera bien au-delà du séjour au Bonsoy.
Pour rendre l’activité plus ludique, créez un « bingo des oiseaux » : une grille avec les photos de différentes espèces que les enfants cocheront au fur et à mesure de leurs observations. Le premier qui complète sa grille gagne (un chocolat chaud supplémentaire, par exemple).
Et si vous restez plusieurs jours, vous pouvez installer une mangeoire près du bungalow (avec notre accord). Les oiseaux viendront s’y nourrir, offrant aux enfants un spectacle permanent et l’occasion d’observer de près ces créatures fascinantes.

6. La Création d’un Herbier d’Hiver

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’hiver n’est pas une période creuse pour la création d’un herbier. Certes, les fleurs sont rares, mais c’est justement l’occasion de créer un herbier différent, original, qui documente les aspects souvent négligés de la flore.
Partez en balade avec un carnet, des sacs en papier, et un appareil photo. L’objectif : collecter (au sol uniquement, ne rien arracher !) et documenter les éléments végétaux caractéristiques de cette période.
Feuilles mortes aux formes et couleurs variées, mousses, lichens (sur des morceaux d’écorce tombés au sol), chatons de noisetier, bourgeons (photographiés sur l’arbre, pas cueillis), écorces aux textures intéressantes, graines diverses : autant d’éléments qui racontent l’histoire de la forêt en hiver.
De retour au bungalow, étalez vos trouvailles sur une table. Triez-les, identifiez-les (avec l’aide d’un guide ou d’internet), puis créez votre herbier. Pour les éléments plats (feuilles, mousses), vous pouvez les faire sécher entre les pages d’un livre lourd. Pour les autres, des photos feront l’affaire.
Cette activité a plusieurs vertus pédagogiques. Elle apprend aux enfants que la nature n’est pas « morte » en hiver, qu’il s’y passe plein de choses intéressantes. Elle développe le sens de l’observation et de la classification. Elle crée un souvenir tangible du séjour, un objet que l’enfant pourra montrer à l’école, à ses amis.
Et pour les parents, c’est l’occasion de ralentir, de prendre le temps d’observer les détails, de partager avec leurs enfants une activité calme et contemplative qui change des jeux vidéo et des écrans.

7. Les Jeux de Plein Air Traditionnels

Février-mars, avec son air frais et vivifiant, est parfait pour redécouvrir les jeux de plein air traditionnels que nos enfants, trop souvent scotchés aux écrans, ne connaissent plus.
Cache-cache en forêt (dans un périmètre bien défini et sécurisé), chat perché, course d’orientation simplifiée, lancer de bâtons dans la Meuse (en amont d’un pont, pour voir qui arrive en premier de l’autre côté), construction de cairns (empilements de pierres), ricochets sur l’eau : autant de jeux simples qui ne nécessitent aucun matériel et qui procurent un plaisir immense.
L’avantage de février-mars, c’est que l’activité physique réchauffe naturellement. Les enfants peuvent courir, sauter, grimper sans souffrir de la chaleur. Et quand ils commencent à avoir froid, c’est le signal qu’il est temps de rentrer au bungalow pour un chocolat chaud.
Ces jeux traditionnels ont une vertu souvent sous-estimée : ils développent l’imagination. Sans jouets sophistiqués, sans règles complexes, les enfants doivent inventer, improviser, créer leurs propres règles. Cette créativité est précieuse et de plus en plus rare dans notre monde sur-structuré.
Et pour les parents, c’est l’occasion de transmettre les jeux de leur enfance, de partager ces souvenirs, de créer un lien intergénérationnel. « Quand j’étais petit, on jouait à… » : ces phrases créent une connexion, montrent aux enfants que leurs parents aussi ont été enfants, ont joué, ont ri.

8. La Soirée Contes au Coin du Feu

Terminons cette liste d’activités familiales par une expérience qui capitalise sur un des grands atouts de nos bungalows : la cheminée. Après une journée passée dehors, quoi de plus délicieux que de se retrouver tous ensemble au coin du feu pour une soirée contes ?
La préparation fait partie du plaisir. Les enfants aident à disposer les coussins et les couvertures devant la cheminée, à préparer le chocolat chaud et les marshmallows (à faire griller au feu !), à tamiser les lumières pour créer une atmosphère propice.
Puis vient le moment des histoires. Vous pouvez lire des contes (pensez à emporter quelques livres), mais vous pouvez aussi inventer des histoires ensemble, chacun ajoutant un épisode à tour de rôle. Ou encore raconter des légendes locales : nous avons évoqué dans notre plusieurs histoires fascinantes qui captiveront les enfants.
Le feu de cheminée ajoute une dimension magique à ces récits. Les flammes dansantes créent des ombres mouvantes, une atmosphère qui stimule l’imagination. Les crépitements du bois ponctuent les histoires, créent des silences dramatiques.
Cette soirée contes au coin du feu crée des souvenirs puissants. Des années plus tard, vos enfants se souviendront de ces moments, de cette chaleur (physique et affective), de ces histoires partagées, de ce sentiment de sécurité et de bonheur simple.
Et pour les parents, c’est un moment précieux de connexion avec leurs enfants, loin des distractions du quotidien, loin des écrans, dans une intimité que notre vie moderne rend trop rare. C’est le genre de moment qui justifie à lui seul le voyage aux Bungalows du Bonsoy.

Les Meilleurs Spots pour la Golden Hour

Le Belvédère des Sept Meuses à Profondeville

Nous l’avons évoqué à plusieurs reprises dans cet article, et pour cause : le belvédère des Sept Meuses à Profondeville est probablement LE spot incontournable pour admirer la lumière de fin d’hiver dans les Ardennes.
Situé à environ 25 minutes en voiture des Bungalows du Bonsoy, ce point de vue offre une perspective unique sur la Meuse qui dessine sept méandres successifs visibles simultanément. Le spectacle est impressionnant à toute heure, mais c’est en fin d’après-midi, entre 16h et 17h30 en février-mars, qu’il atteint son apogée.
À cette heure, le soleil bas éclaire la vallée sous un angle rasant qui fait ressortir chaque détail du relief. Les méandres de la Meuse deviennent des rubans d’argent et d’or. Les villages qui parsèment la vallée – Profondeville, Rivière, Lustin – semblent flotter dans une lumière irréelle. Les collines boisées qui encadrent la rivière se parent de teintes cuivrées et pourpres.
L’accès au belvédère est facile : un parking permet de se garer à proximité, puis quelques minutes de marche sur un sentier bien aménagé mènent au point de vue. Un banc permet de s’asseoir confortablement pour admirer le panorama.
À cette période de l’année, vous aurez probablement le lieu pour vous seuls. Profitez-en pour prendre tout votre temps, pour observer comment la lumière évolue minute après minute, comment les ombres s’allongent, comment les couleurs changent. C’est un spectacle d’une beauté hypnotique.
Conseil pratique : arrivez une demi-heure avant le coucher du soleil pour profiter pleinement de l’évolution de la lumière. Et si vous êtes photographes, c’est le moment de sortir votre trépied : les photos prises ici à cette heure sont dignes des plus beaux calendriers.

Les Jardins du Château de Freÿr

Nous avons déjà évoqué Freÿr dans la section consacrée aux activités romantiques, mais ce lieu mérite qu’on s’y attarde tant il est exceptionnel pour observer la lumière de fin d’hiver.
Le château de Freÿr, avec ses jardins à la française et ses falaises calcaires spectaculaires, offre un cadre d’une beauté rare. En février-mars, les jardins, encore endormis, ont une élégance dépouillée qui met en valeur leur géométrie parfaite. Les topiaires, taillés avec précision, créent des formes graphiques qui se détachent sur le ciel.
Mais c’est surtout les falaises qui font de Freÿr un spot exceptionnel pour la golden hour. Ces parois calcaires de 120 mètres de hauteur captent la lumière du soleil couchant et la reflètent en une palette de couleurs allant du blanc au rose, de l’ocre au cuivre. Le phénomène est particulièrement spectaculaire en fin de journée, quand le soleil, déjà bas, embrase littéralement la roche.
Le meilleur point de vue se situe depuis la rive opposée de la Meuse, accessible par un petit chemin qui longe la rivière. De là, vous avez une perspective parfaite sur l’ensemble : château, jardins, falaises, rivière. La composition est idéale pour la photographie.
À noter que le château et les jardins ne sont pas toujours ouverts à la visite en février-mars (consultez leur site web pour les horaires), mais même vus de l’extérieur, depuis les chemins publics qui longent la Meuse, le spectacle est grandiose.
Conseil pratique : combinez la visite de Freÿr avec une balade le long de la Meuse. Le chemin qui va de Waulsort à Freÿr (environ 3 km) est magnifique et offre de nombreux points de vue sur les falaises.

Le Rocher Bayard à Dinant

Le Rocher Bayard, cette aiguille de calcaire de 40 mètres de hauteur qui se dresse fièrement à l’entrée de Dinant, est un autre spot exceptionnel pour la golden hour. Nous avons raconté sa légende dans notre , mais au-delà de l’histoire, c’est surtout sa beauté qui fascine.
En fin d’après-midi, quand le soleil déclinant éclaire le rocher depuis l’ouest, la roche calcaire prend des teintes chaudes qui évoluent minute après minute. Le rose pâle du début de golden hour laisse progressivement place à l’orange, puis au cuivre, puis au pourpre, avant que l’ombre ne gagne et que le rocher ne retrouve sa teinte grise habituelle.
Le spectacle est d’autant plus impressionnant que le rocher se détache sur le ciel, créant une silhouette spectaculaire. Et si vous avez la chance d’être là un jour où des nuages parsèment le ciel, les jeux de lumière et d’ombre sont encore plus dramatiques.
Plusieurs points de vue permettent d’admirer le Rocher Bayard. Le plus classique se situe depuis la route qui longe la Meuse, juste en face du rocher. Mais pour une perspective différente, montez jusqu’à la Citadelle de Dinant : de là-haut, vous aurez une vue plongeante sur le rocher et sur toute la vallée.
À cette période de l’année, le site est calme. Vous pouvez vous garer facilement, prendre votre temps, installer votre appareil photo sans être bousculé par la foule. C’est un luxe que l’été ne permet pas.
Conseil pratique : combinez la visite du Rocher Bayard avec une promenade dans Dinant. La ville, éclairée par la lumière de fin de journée, est magnifique. Et vous pourrez terminer par un verre en terrasse (si la météo le permet) ou dans un café chaleureux.

Les Ruines de Poilvache

Moins connues que Freÿr ou le Rocher Bayard, les ruines du château de Poilvache offrent pourtant un des plus beaux points de vue de toute la région pour admirer la golden hour.
Perchées sur un éperon rocheux dominant la Meuse de plus de 100 mètres, ces ruines médiévales offrent un panorama à 360 degrés sur la vallée. Vers l’ouest, on aperçoit la Meuse qui serpente jusqu’à Dinant. Vers l’est, c’est l’Île du Houx et ses paysages bucoliques. Vers le nord et le sud, des forêts à perte de vue.
En fin d’après-midi, ce panorama se transforme en tableau de maître. La lumière rasante fait ressortir chaque détail du relief, chaque méandre de la rivière, chaque village. Les ombres s’allongent, créant des contrastes dramatiques. Et quand le soleil touche l’horizon, c’est toute la vallée qui s’embrase.
L’accès à Poilvache nécessite une petite marche (environ 20 minutes depuis le parking), mais l’effort en vaut largement la peine. Le sentier, bien balisé, monte progressivement à travers la forêt avant de déboucher sur les ruines.
À cette période de l’année, vous serez probablement seuls sur le site. Cette solitude, combinée à l’atmosphère particulière des ruines médiévales, crée une ambiance presque mystique. On se sent transporté dans le temps, on imagine les seigneurs qui, il y a des siècles, contemplaient le même paysage depuis ces mêmes remparts.
Conseil pratique : prévoyez d’arriver au moins une heure avant le coucher du soleil pour avoir le temps de monter tranquillement et de profiter pleinement du spectacle. Et emportez une lampe frontale pour la descente, car il fera nuit quand vous redescendrez.

Le Point de Vue de Furfooz

Terminons ce tour d’horizon des meilleurs spots pour la golden hour avec un lieu que nous affectionnons particulièrement : le point de vue de Furfooz, dans la réserve naturelle du même nom.
Furfooz est un site exceptionnel à plusieurs titres : réserve naturelle, site archéologique (avec des grottes préhistoriques), et point de vue spectaculaire sur la Meuse. Le sentier qui parcourt la réserve (environ 4 km, compter 2 heures) est magnifique à toute période, mais c’est en fin d’hiver qu’il révèle toute sa beauté.
Le point de vue principal se situe sur une falaise dominant la Meuse d’une cinquantaine de mètres. De là, on a une perspective plongeante sur un méandre particulièrement prononcé de la rivière. En contrebas, on aperçoit des prairies, des bosquets, quelques maisons isolées : un paysage d’une douceur bucolique.
En fin d’après-midi, ce paysage se pare de couleurs extraordinaires. La Meuse, reflétant le ciel, devient un miroir changeant. Les prairies prennent des teintes dorées. Les arbres, encore dénudés, créent des dentelles délicates contre le ciel.
Ce qui rend Furfooz particulièrement spécial, c’est la combinaison de ce point de vue avec le reste du site. Vous pouvez visiter les grottes (certaines sont accessibles), explorer les vestiges romains, observer la faune et la flore de la réserve, puis terminer par ce panorama spectaculaire au moment de la golden hour. C’est une expérience complète, riche, qui justifie largement le détour.
Conseil pratique : l’accès à la réserve est payant (quelques euros) mais en vaut largement la peine. Prévoyez de bonnes chaussures car le sentier comporte quelques passages rocheux. Et si vous êtes intéressés par l’archéologie, ne manquez pas les panneaux explicatifs qui jalonnent le parcours : ils racontent l’histoire fascinante de ce site occupé depuis la préhistoire.

Conseils Pratiques pour Profiter de Février-Mars

S’Équiper Correctement

La clé pour profiter pleinement de février-mars dans les Ardennes, c’est l’équipement. Avec les bons vêtements et accessoires, le froid cesse d’être un obstacle et devient même un atout : il rend l’air vivifiant, les couleurs plus vives, les moments de chaleur (au bungalow, au restaurant) plus délicieux par contraste.

Les Vêtements :

Le principe des trois couches est essentiel. Première couche (contre la peau) : sous-vêtements techniques qui évacuent la transpiration. Deuxième couche (isolation) : polaire ou doudoune fine. Troisième couche (protection) : veste imperméable et coupe-vent.

Cette stratégie permet d’adapter facilement votre tenue à l’activité et à la température. Vous avez chaud en marchant ? Enlevez la couche intermédiaire. Il commence à pleuvoir ? Ajoutez la couche externe. C’est simple, efficace, et cela évite à la fois d’avoir trop chaud (et de transpirer) ou trop froid.
Pour le bas, un pantalon de randonnée léger suffit généralement. Si vous êtes particulièrement frileux, ajoutez un collant thermique en dessous. Évitez le jean qui, s’il est mouillé, met des heures à sécher et devient très inconfortable.

Les Extrémités :

C’est par les extrémités que le corps perd le plus de chaleur. Un bonnet est indispensable : il peut faire la différence entre une balade agréable et une expérience désagréable. Même si vous n’aimez pas les bonnets, emportez-en un : vous serez content de l’avoir.

Des gants sont également essentiels. Prévoyez-en deux paires : une paire fine qui permet de manipuler votre téléphone ou votre appareil photo, et une paire plus épaisse pour les moments d’immobilité (observation, pique-nique).
Pour les pieds, des chaussures de randonnée imperméables sont idéales. Pas besoin de grosses chaussures de haute montagne : des chaussures de randonnée moyenne suffiront largement. L’important est qu’elles soient imperméables (les sentiers peuvent être boueux) et confortables (vous allez marcher plusieurs heures).

Les Accessoires :

Un thermos est un accessoire précieux en février-mars. Pouvoir boire un thé ou un café chaud au milieu d’une balade transforme l’expérience. C’est un moment de réconfort, une pause bienvenue, un plaisir simple mais intense.

Des chaufferettes pour les mains (ces petites pochettes qui produisent de la chaleur par réaction chimique) peuvent être utiles si vous êtes particulièrement frileux ou si vous prévoyez des moments d’immobilité prolongée (observation des oiseaux, photographie).
Un sac à dos confortable est essentiel pour transporter tout cet équipement plus l’eau, les snacks, éventuellement un pique-nique. Choisissez-en un avec une ceinture ventrale qui répartit le poids sur les hanches plutôt que sur les épaules.

Comprendre la Météo

La météo de février-mars dans les Ardennes est changeante, mais prévisible si on sait la lire. Quelques principes de base vous permettront d’optimiser vos sorties.

Les Matins Brumeux :

Quand vous vous réveillez et que la vallée est noyée dans la brume, ne désespérez pas : c’est souvent le signe d’une belle journée à venir. Cette brume matinale se forme par temps anticyclonique (haute pression), qui est généralement synonyme de beau temps. Elle se dissipera dans la matinée, laissant place à un ciel bleu et à un soleil généreux.

C’est même le moment idéal pour une balade : la brume crée une atmosphère magique, et vous aurez le plaisir de voir le paysage se révéler progressivement à mesure qu’elle se lève.

Les Alternances Rapides :

Février-mars est une période de transition, et la météo reflète cette instabilité. Il n’est pas rare d’avoir quatre saisons en une journée : soleil le matin, nuages l’après-midi, averse en fin de journée, puis de nouveau soleil pour le coucher.

Plutôt que de voir cela comme un inconvénient, considérez-le comme une opportunité : ces changements rapides créent des conditions lumineuses exceptionnelles. Les arcs-en-ciel, les jeux d’ombre et de lumière, les ciels dramatiques : autant de spectacles que le temps stable ne permet pas.
La clé est d’être flexible et bien équipé. Avec une bonne veste imperméable dans votre sac, une averse n’est qu’un intermède pittoresque plutôt qu’une catastrophe.

Les Prévisions :

Consultez les prévisions météo, mais prenez-les avec un grain de sel. Les prévisions pour les Ardennes sont souvent imprécises car le relief crée des micro-climats. Une prévision de pluie pour « la province de Namur » peut signifier qu’il pleuvra à Namur mais que le soleil brillera à Hastière.

Les applications météo modernes qui donnent des prévisions heure par heure et par localisation précise sont plus fiables. Nous recommandons d’en consulter plusieurs et de faire une moyenne.
Et surtout, observez le ciel. Apprendre à lire les nuages, à sentir le vent, à interpréter les signes naturels, c’est une compétence précieuse qui vous rendra plus autonome et plus connecté à la nature.

Gérer Son Énergie

Une erreur fréquente des visiteurs de février-mars est de sous-estimer la dépense énergétique liée au froid. Même si vous ne faites qu’une balade tranquille, votre corps dépense beaucoup d’énergie pour maintenir sa température. D’où l’importance de bien gérer son alimentation et son hydratation.

Avant la Sortie :

Prenez un petit-déjeuner copieux, riche en glucides lents (pain complet, flocons d’avoine) et en protéines (œufs, fromage). Ce carburant vous tiendra plusieurs heures.

Pendant la Sortie :

Emportez des snacks énergétiques : fruits secs, noix, chocolat, barres de céréales. Mangez régulièrement, par petites quantités, plutôt que d’attendre d’avoir très faim. Cela maintient votre niveau d’énergie constant et évite les coups de fatigue.

Buvez régulièrement, même si vous n’avez pas soif. Le froid masque la sensation de soif, mais votre corps a besoin d’eau. Un thermos de thé chaud est idéal : il hydrate et réchauffe en même temps.

Après la Sortie :

De retour au bungalow, prenez le temps de vous réchauffer progressivement. Un chocolat chaud, une douche chaude (mais pas brûlante), des vêtements secs et confortables : ces petits rituels sont importants pour récupérer.

Et n’hésitez pas à faire une sieste si vous en ressentez le besoin. Le froid, l’exercice, le grand air : tout cela fatigue, et c’est normal. Une petite sieste de 20-30 minutes vous permettra de profiter pleinement de la soirée.

Respecter la Nature

Février-mars est une période sensible pour la faune et la flore. Les animaux sortent de l’hiver affaiblis, les réserves épuisées. Les plantes commencent leur cycle de reproduction. Notre présence, si elle n’est pas respectueuse, peut perturber ces processus vitaux.

Sur les Sentiers :

Restez sur les sentiers balisés. Ne coupez pas à travers la végétation, même si cela semble plus court. Les jeunes pousses, les premiers bourgeons, sont fragiles et ne supportent pas le piétinement.

Face aux Animaux :

Si vous avez la chance d’observer un animal, restez à distance. N’essayez pas de vous approcher pour une meilleure photo. Utilisez un zoom ou des jumelles. Un animal qui fuit dépense une énergie précieuse dont il a besoin pour survivre.

Ne nourrissez jamais les animaux sauvages, même si cela part d’une bonne intention. Cela modifie leur comportement, les rend dépendants, et peut même être dangereux pour eux (certains aliments humains sont toxiques pour la faune).

Avec les Plantes :

Ne cueillez pas les premières fleurs, aussi tentant que cela puisse être. Ces perce-neige, ces primevères, sont précieuses pour les insectes pollinisateurs qui commencent leur activité. Et elles sont bien plus belles dans leur environnement naturel que dans un vase.

Si vous voulez ramener un souvenir botanique, prenez des photos. Elles dureront plus longtemps que des fleurs coupées et ne nuiront pas à l’écosystème.

Les Déchets :

Cela devrait aller sans dire, mais rappelons-le : ne laissez aucun déchet derrière vous. Emportez un petit sac pour vos déchets et rapportez-les au bungalow. Même les déchets organiques (épluchures de fruits, par exemple) ne doivent pas être abandonnés dans la nature : ils peuvent perturber l’équilibre local.

Témoignages : Ils Ont Découvert le Secret de Février-Mars

Sophie et Marc, Bruxelles

« Nous venions habituellement au Bonsoy en été, et nous pensions que c’était la meilleure période. Puis, l’année dernière, nous avons décidé de tenter février, un peu par hasard, parce que nous avions besoin d’une pause et que c’était la seule période où nous étions tous les deux disponibles.
Quelle révélation ! La lumière, d’abord. Je suis photographe amateur, et j’ai pris certaines de mes plus belles photos durant ce séjour. Cette lumière dorée qui dure presque toute la journée, c’est un cadeau pour qui aime la photo.
Et puis le calme. Nous avons fait la balade jusqu’à Freÿr, et nous n’avons croisé personne. Personne ! Pendant deux heures de marche, nous étions seuls au monde. C’était magique, presque irréel.
Maintenant, nous venons deux fois par an : une fois en été pour les enfants (nous avons deux ados), et une fois en février, juste nous deux, pour retrouver cette atmosphère particulière. Février est devenu notre période préférée. »

Famille Dubois, Lille

« Avec trois enfants de 5, 8 et 11 ans, nous cherchions une destination de vacances de février qui ne soit pas trop chère (pas de ski, trop cher pour une famille nombreuse) mais qui offre quand même des activités.
Les Bungalows du Bonsoy ont été parfaits. Les enfants ont adoré la chasse aux premiers signes du printemps. Nous avions préparé une fiche avec des images, et ils devaient cocher ce qu’ils trouvaient. Cela a transformé les balades en aventures passionnantes.
Et le soir, les soirées au coin du feu, avec des histoires, des jeux de société, c’était exactement ce que nous cherchions : du temps de qualité en famille, loin des écrans, dans un cadre magnifique.
Nous avons aussi apprécié l’aspect économique : les tarifs de février sont plus doux que ceux de l’été, et les restaurants où nous sommes allés n’étaient pas bondés, ce qui avec trois enfants, c’est un vrai plus !
Nous reviendrons, c’est sûr. Et nous recommandons cette période à toutes les familles qui cherchent une vraie déconnexion. »

Pauline, Paris

« Je suis venue seule au Bonsoy début mars, après une période difficile au travail. J’avais besoin de calme, de nature, de me retrouver.
Février-mars s’est révélé être la période parfaite pour cela. La solitude des sentiers n’était pas pesante, au contraire, elle était réconfortante. J’ai marché des heures, observé les oiseaux, lu au coin du feu, cuisiné des plats simples avec des produits locaux.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est cette sensation de renaissance de la nature qui faisait écho à mon propre besoin de renouveau. Voir les premiers bourgeons, entendre les oiseaux recommencer à chanter, c’était comme un message d’espoir : après l’hiver vient toujours le printemps.
Je suis repartie ressourcée, apaisée, avec une énergie nouvelle. Et j’ai pris une décision : je reviendrai chaque année à cette période, pour faire le point, pour me reconnecter à l’essentiel. »

Jean-Pierre et Françoise, Namur

« Nous sommes retraités, et nous avons la chance de pouvoir voyager hors saison. Nous avons testé les Bungalows du Bonsoy en février sur recommandation d’amis, et nous comprenons maintenant pourquoi ils en parlaient avec tant d’enthousiasme.
À notre âge, nous apprécions particulièrement le calme. Pouvoir visiter les sites touristiques sans la foule, pouvoir aller au restaurant sans réservation, pouvoir marcher sur les sentiers sans croiser personne : c’est un luxe inestimable.
Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, le froid n’est pas un problème. Avec de bons vêtements, on est très bien. Et puis, il y a quelque chose de revigorant dans cet air frais, dans cette nature encore endormie.
Nous avons particulièrement apprécié les points de vue : les Sept Meuses, Freÿr, Poilvache. À cette période, avec cette lumière, c’est d’une beauté à couper le souffle. Et nous avons pu prendre tout notre temps, nous asseoir sur les bancs, contempler, sans être pressés par d’autres visiteurs qui attendent.
Nous reviendrons, sans aucun doute. Et nous recommandons chaudement cette période à tous ceux qui, comme nous, apprécient la tranquillité et la beauté naturelle. »

Conclusion : Réservez Maintenant, Découvrez le Secret

Nous voici arrivés au terme de ce long plaidoyer pour février-mars dans les Ardennes. Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que le message a résonné en vous, que l’idée d’un séjour durant cette période secrète vous séduit.
Laissez-nous vous le dire clairement : vous ne le regretterez pas. Nous accueillons des visiteurs toute l’année aux Bungalows du Bonsoy, et nous observons une constante : ceux qui viennent en février-mars repartent avec un sourire particulier, avec cette satisfaction de ceux qui ont découvert un trésor caché, qui ont vécu quelque chose d’authentique et de rare.
Cette période n’est pas pour tout le monde, c’est vrai. Si vous cherchez la chaleur estivale, les baignades dans la Meuse, les terrasses bondées, alors attendez l’été. Mais si vous cherchez la beauté pure, le calme véritable, la connexion profonde avec la nature, alors février-mars est votre période.
La lumière dorée qui transforme chaque paysage en tableau de maître. Les sentiers déserts où vous pouvez marcher des heures sans croiser âme qui vive. La nature en transition, ce spectacle discret mais fascinant du réveil progressif de la vie. Les villages qui retrouvent leur âme authentique. Les restaurants où vous êtes accueillis comme des privilégiés plutôt que comme des numéros. Les soirées au coin du feu qui prennent tout leur sens après une journée dans le froid vivifiant.
Tout cela, c’est le secret de février-mars. Un secret que nous partageons avec vous aujourd’hui, en espérant que vous le garderez précieusement et que vous le transmettrez seulement à ceux qui sauront l’apprécier.
Les Bungalows du Bonsoy vous attendent, nichés dans leur vallée, prêts à vous accueillir dans cette période magique. Les bois sont calmes, la Meuse murmure doucement, les oiseaux commencent à chanter. La lumière, cette lumière d’or qui a inspiré cet article, attend de vous révéler ses secrets.
Alors n’attendez plus. Consultez nos disponibilités, réservez votre séjour, et venez découvrir par vous-mêmes pourquoi février-mars est la saison secrète des Ardennes. Venez rejoindre le cercle des initiés, ceux qui savent que la vraie beauté ne se trouve pas dans l’évidence de l’été mais dans la subtilité de la transition.
Les Ardennes vous attendent. Dans leur plus belle lumière. Dans leur plus grand calme. Dans leur vérité la plus pure.
À très bientôt au Bonsoy, pour partager avec vous ce secret magnifique.
Go to Top