Published On: octobre 13, 2026Categories: Histoire

Dinant, la Citadelle en automne : 408 marches vers le ciel

Il est des lieux que l’on regarde longtemps avant de se décider à les gravir. À Dinant, la Citadelle est de ceux-là : posée sur son éperon calcaire, à une centaine de mètres au-dessus de la Meuse, elle surveille la ville depuis près d’un millénaire, indifférente aux modes comme aux saisons. En octobre, lorsque la rivière se couvre de brume et que les falaises prennent des teintes de cuivre, elle devient presque irrésistible.

Cet automne, pourtant, le voyageur doit composer avec une nouveauté : le téléphérique, qui hissait les visiteurs en quelques minutes, est à l’arrêt depuis octobre 2025, et sa rénovation pourrait durer environ deux ans. Faut-il y renoncer ? Bien au contraire. Car la Citadelle demeure ouverte, et la montée à pied, loin d’être une corvée, offre une manière plus lente, plus lucide, de comprendre pourquoi les princes-évêques de Liège avaient choisi ce rocher.

À une vingtaine de minutes des Bungalows du Bonsoy, voici comment apprivoiser la forteresse en automne.

Un rocher, mille ans de sièges

L’histoire de la Citadelle est celle d’une ville qui n’a jamais cessé d’être convoitée. Un premier château fort est édifié au sommet de l’éperon vers 1040 à l’initiative de l’évêque de Liège, avant d’être achevé aux alentours de 1080 pour protéger la cité et son pont sur la Meuse.

En 1466, Charles le Téméraire rase le château lors du sac de Dinant : la forteresse que vous visitez n’est donc pas celle du Moyen Âge, mais une héritière.

Sous Louis XIV, au tournant du XVIIe siècle, la ville devient française et Vauban remanie la défense. Mais la silhouette que l’on découvre aujourd’hui date du temps des Pays-Bas : la citadelle actuelle fut élevée à partir de 1818 sur l’emplacement du fort démantelé, avec des aménagements néerlandais s’étirant jusqu’en 1821, encore parfaitement lisibles dans l’appareil des murs.

La Grande Guerre, au cœur du parcours

Le XXe siècle a laissé sa marque : la visite comprend un espace consacré à la Première Guerre mondiale, avec une simulation de tranchée, ainsi que les cachots et des scènes de la vie quotidienne du début du XIXe siècle. On y admire aussi un carrosse ayant appartenu à Madame de Maintenon, curieux témoin du Grand Siècle en terre mosane.

La montée : 408 marches, et un bon prétexte

Parlons franchement de l’escalier. Le sommet est accessible à pied par 408 marches. C’est exigeant, certes, et peu adapté aux personnes à mobilité réduite ; mais la progression, ponctuée de paliers où la ville se déploie sous vos pieds, constitue en soi un spectacle.

  • À pied : prévoyez une pause à mi-hauteur, des chaussures fermées et une petite bouteille d’eau.
  • En voiture : un grand parking accueille voitures et autocars au sommet. Attention : en raison des travaux de la rue du Pont d’Amour, l’accès par la rue Saint-Jacques est impossible ; il faut passer par le Froidvau et l’Herbuchenne. Suivez la signalisation sur place.
  • Billetterie : des guichets existent en haut comme en bas du site.
L'escalier de 408 marches menant à la Citadelle de Dinant parmi les feuilles d'automne

Le HistoPad : visiter avec une tablette dans les mains

La visite est autonome et s’appuie sur le HistoPad, une tablette en réalité augmentée qui reconstitue, devant vos yeux, les états successifs de la forteresse. C’est ludique pour les enfants, instructif pour les adultes, et cela évite la cohue d’une visite guidée.

Tarifs et horaires d’automne

Formule Adulte Enfant (4-12 ans)
Citadelle + HistoPad 15 € 13 €
Groupe (20 personnes minimum) 13 € 11 €
Formule 3 en 1 (Citadelle, HistoPad, croisière de 45 min) 25 € 20 €
Formule 3 en 1 groupe (20 minimum) 22 € 16 €

D’octobre à mars, la Citadelle ouvre chaque jour de 10 h à 16 h 30. La billetterie en ligne n’est proposée qu’en haute saison : en cette période, achetez simplement votre billet sur place.

Dinant en automne : la ville à rebours de l’été

Descendre de la Citadelle, c’est retrouver une cité apaisée. Les terrasses se réchauffent d’une couverture, les quais se vident, et la collégiale Notre-Dame, avec son clocher bulbeux, se détache mieux sur les falaises. C’est le moment idéal pour flâner et pour déguster, avec la lenteur qu’impose la saison.

Quant aux projets d’avenir du site, la direction évoque l’ouverture d’un tea-room dans l’ancienne taverne du plateau : à surveiller lors de votre prochaine visite.

Les quais de Dinant au crépuscule d'automne, terrasses éclairées au bord de la Meuse

Programme d’une journée

  1. Matin — Petit-déjeuner au Bonsoy, puis route vers Dinant (environ 20 minutes). Stationnez au bas de la ville et gravissez les 408 marches vers 10 h, à l’ouverture, dans la lumière rasante.
  2. Midi — Déjeuner dans la vieille ville, entre quais et ruelles ; pensez à réserver le week-end.
  3. Après-midi — Visite de la Citadelle avec le HistoPad (comptez entre une heure et demie et deux heures), puis, si l’envie vous prend, formule 3 en 1 avec la croisière de 45 minutes jusqu’à Anseremme. N’oubliez pas : dernier créneau avant la fermeture de 16 h 30.
  4. Soir — Retour au calme au Bonsoy, tisane et feu de cheminée : vos mollets l’auront bien mérité.
Visiteurs avec une tablette HistoPad devant les remparts de la Citadelle de Dinant

Conseil d’éditeur : montez sans précipitation. Les 408 marches se gravissent mieux en les comptant à voix basse qu’en les maudissant.

Informations pratiques

  • Lieu : Citadelle de Dinant, Place Haute, 5500 Dinant (Namur)
  • Site web : citadellededinant.be
  • Horaires (octobre à mars) : tous les jours, 10 h – 16 h 30
  • Tarifs : adulte 15 € ; enfant (4-12 ans) 13 € ; formule 3 en 1 : 25 € / 20 €
  • Accès : 408 marches (téléphérique à l’arrêt) ; parking au sommet via le Froidvau et l’Herbuchenne
  • Depuis les Bungalows du Bonsoy : environ 20 minutes en voiture

Dormir au Bonsoy après l’ascension

Une fois les 408 marches avalées, rien ne vaut la douceur d’un chalet. Le Woody Lodge et sa chaleur de bois vous attendent pour un repos mérité. Pour d’autres idées autour du Bonsoy, parcourez aussi notre échappée slow-tourisme en Haute Meuse.

Envie de gravir la Citadelle avec le plus beau des points de chute ? Réservez votre séjour aux Bungalows du Bonsoy : l’automne mosan n’attend que vous.

Sources

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